Rois du Monde - Même pas mort - Jean Philippe Jaworski

08 August 2018

moutons

Jean Philippe Jaworski a écrit des bouquins que j’adore avec le Vieux Royaume. J’ai reçu l’annonce d’un nouveau cycle Rois du monde, de la Fantasy celtes avec grand plaisir. J’en ai rapidement fait l’acquisition. D’ailleurs, très beau bouquin des moutons électriques… Mais les premières lignes et les premières pages du roman m’ont longtemps rebuté à poursuivre… Loin de l’écriture gouleyante et cynique de Don Benvenuto Gesufal, on trouve dans même pas mort une écriture sérieuse et protocolaire. Le roman, très bien écrit possède un champ lexical très riche qui m’a incité a me concentrer lors de la lecture plus qu’à me divertir.

J’ai enfin réussi à me lancer.

“Ceux qui se dressent contre moi ne vivent guère !”

Je suis tenté de recopier intégralement le résumé du quatrième de couverture tellement celui-ci colle à l’ambiance. Comme, je passe mon temps à dire à mes élèves que copier n’a aucun sens, je vais faire un effort.

L’histoire de Même pas mort est racontée par Bellovèse. Un jeune guerrier. Il a été exilé avec sa mère et son frère suite à la mort de leur père, assassiné par leur oncle, le roi Ambigat. Mais sa destinée est sinueuse et il ne comprend pas comment il a pu échapper à la mort lors d’une bataille bien que mortellement blessé. Il part alors sur l’île aux vieilles pour rencontrer les pythies et les questionner. Cette route sera l’occasion de raconter son histoire.

poche

Je l’ai dit le départ est assez aride. Il faut le temps de se faire à l’écriture. Le tout commence comme un banal voyage initiatique où le héros et ses fidèles amis, un barde et un guerrier partent à la quête du sens de la vie. J’exagère un peu le trait, mais c’est l’idée. Je ne vais pas vous le cacher, j’ai d’abord été un peu déçu. Mais assez rapidement, des flashbacks nous ramènent en arrière pour connaître l’enfance de Bellovèse et son frère Segovèse. Dès lors, l’épique reprend le dessus et j’ai suivi l’histoire avec bien plus de plaisir. Sur la fin, je me suis même pris une belle petite gifle devant l’intelligence de la narration.

“Avec une dignité d’ivrogne, le rouquin a répondu par un geste obscène, qui a fait redoubler les quolibets et les huées.”

Depuis que j’ai fini Même pas mort, je ne cesse de le comparer aux Seigneurs des Anneaux de J.R.R. Tolkien. J’ai l’impression de m’ennuyer à la lecture, mais j’ai très envie de connaître la suite et j’en garde un souvenir de lecture très fort et très intense. J’ai déjà acheté la deuxième branche Chasse royale et il me tarde de l’attaquer.

Bref, Même pas mort est une lecture exigeante qui enchantera les amateurs de Fantasy. Pour autant, ce n’est pas un roman que je conseillerai facilement.

mouton

Crédit : Moutons électriques

PS : J’avais oublié. Même pas mort a gagné le prix planète-sf en 2014.