Le Seigneur des anneaux - J.R.R. Tolkien

12 June 2016

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“Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver. Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier.”

Je suis un grand fan de la trilogie cinématographique du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. J’ai vu chaque épisode lors de la sortie ciné dans de super condition et depuis la version longue en dvd fait partie des classiques que je visionne quasiment une fois par an.

– Tu prétends lire de la fantasy et tu n’as pas lu le Seigneur des anneaux. Non mais allô !

Je me suis attaqué à ces bouquins, pas spécialement par envie mais plus par nécéssité.

  1. La Communauté de l’anneau
  2. Les deux tours
  3. Le retour du roi

Comme l’œuvre est connu et aussi un peu par flemme, je n’ai pas écrit un billet classique qui raconte l’histoire de ces trois tomes. Je m’attache ici finalement un peu plus à ce qui m’a marqué, ce qui m’a semblé différent. Pour les curieux qui n’ont pas encore sauté le pas, je vous déconseille de lire ce billet.

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Le début du Seigneur des anneaux est assez différent. Le départ est bien plus long, bien plus préparé par Frodon. Il ne part pas sur un coup de tête, mais prépare sa quête avec beaucoup plus de minutie. Il cherche à dissimuler son départ. On découvre alors que Peregrin Touc et Meriadoc Brandibouc sont plus que de simples farceurs. Ils sont de véritables amis de Frodon. Sam Gamgie est plus comme dans le film. Au départ, il est décrit comme un fidèle jardinier qui est redevable à Frodon. On ressent un ambiance plus sombre. On découvre avec étonnement ce curieux personnage de Tom Bombadil.

D’ailleurs les personnages principaux ne sont pas réellement tous les membres de la communauté comme dans le film. Ici, on s’attache beaucoup plus au hobbit. Ce sont eux, ces petits êtres humains qui sont au cœur du récit. D’une part Frodon est le personnage principal, mais quand on ne le suivra pas, c’est le plus souvent avec Merry et Pippin que l’on voyagera. J’ai d’ailleurs adoré le début du livre 3 où l’on suit Merry enrôlé dans l’armée du Gondor dans la cité de Minas Tirith.

Les autres membres de la communauté sont finalement moins mis en avant que dans les films. Le duo Legolas et Gimli à bien moins de présence même si la prestance d’Aragorn en tant que descandant du roi est bien plus explicité.

“Les Hobbits font des cadeaux à autrui à l’occasion de leur propre anniversaire.”

La fin du dernier tome est très différente. Alors qu’on arrive au 95% du dernier film, il nous reste encore une bonne centaine de pages… Le retour dans la comté est plus long, plus difficile. Ces habitants ne sont pas joyeusement attablés en fumant de l’herbe et en picolant des binouz mais bien en plein marasme à cause de puissants bandits. Il va de soit que nos hobbits ont bien grandi depuis leur départ et qu’ils vont leur botter le cul.

D’ailleurs, c’est une constante les livres sont globalement plus sombres, moins humoristiques mais aussi moins tournés vers l’action. On passe beaucoup de temps à marcher en compagnie du narrateur qui est omniscient et n’hésite pas à nous rajouter deux, trois tartines de généalogie et us et coutumes à chaque nouveau pays rencontré. On perd finalement beaucoup en effet de surprise tellement tout nous est expliqué et rien laissé au hasard. On s’éloigne assez du roman d’aventure pour plus plonger du côté de la fresque épique.

Les films sont de très bonnes adaptations. Bien évidement, un puriste trouvera à redire, quoique sur le livre 2, il y a moins de différences. Mais il faut voir que les contraintes n’étaient pas les mêmes. Un film demande de la synergie. Les décors sont très bons, les effets spéciaux n’ont pas trop vieilli et le rythme est très soutenue avec la part belle à de l’action. La bataille du gouffre de Helm ne représente pas autant de pages que de minutes proportionnellement.

“Pas du désespoir, car celui-ci n’appartient qu’à ceux qui voient la fin indubitable. Ce n’est pas notre cas.”

Je suis très content de cette lecture. J’ai l’impression d’avoir gravi une marche de la Fantasy. C’est assez superficiel, je l’accorde mais ça fait du bien au moral. Et puis, après re-visionnage depuis, je suis content de voir ces quelques différences et de pouvoir me la péter allègrement. De plus, comme un peu avec la trilogie Martienne ce n’est pas forcément une lecture des plus agréables mais c’est une lecture dont on se souvient.

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