Volcryn - George R. R. Martin

10 July 2014

Dans les temps reculés où l’on mettait en croix Jésus de Nazareth, le volcryn se trouvait dans la Voie Lactée, à moins d’une année-lumière de la Terre. Mais quand, sur Terre, se déclenchèrent les Nouvelles Guerres du feu, le Volcryn faisait déjà route vers Poséidon et ses mers mortes.

En mars, avril, j’ai connu ma première panne de lecture depuis que je me suis remis à lire et comme pour un autre type de panne, on me l’a recommandé. Le Volcryn est une novella, un croisement un peu bâtard entre la nouvelle et le roman. De même, son édition chez Actu-SF est un doux mélange assez réussi entre le format poche et le format broché. On se retrouve alors avec un ouvrage plutôt beau et agréable à un prix relativement doux de 9€ pour environs 150 pages. George R. R. Martin, l’auteur du Volcryn ne m’est pas totalement inconnu grâce à sa saga du Trône de Fer que j’affectionne tout particulièrement. Une petite novella dans le thème du Space Opéra, voilà une bonne occasion d’en connaitre un peu plus sur cet auteur.

ActuSF Version Originale

Jamais observée, jamais rencontrée, mais toujours présente, la race extraterrestre des Volcryn reste une énigme. Elle est de ce faite rentrée dans les légendes.

Karoly, un universitaire vieillissant de la cité d’Avalon espère faire le voyage de toute une vie en partant à la rencontre de cette race si énigmatique qu’il étudie sans relâche et qu’il pense enfin avoir localiser. Mais c’est à bord du seul cargo disponible l’Armagedon habituellement chargé de fret et commandé par l’étonnant Royd Eris qui refuse de se montrer et de sortir de sa cabine, que Karoly et son équipe vont embarquer. Cette petite troupe est composée d’une multitude de talents avec notamment Lasamer, un télépathe de classe un, donc du meilleurs niveau, chargé de rentré en contact avec les Volcryns. Très rapidement, Lasamer va sentir une menace très oppressante et c’est dans ce huit clos angoissant que la peur va commencer à s’installer et semer le doute et la paranoïa.

Le Volcryn confirme tout le bien que je pense de George R. R. Martin. Le contexte du space-opéra est un très bon prétexte (ça marche aussi dans l’autre sens) à ce huit-clos anxiogène. On ne sait pas sur quels pieds danser et c’est normal au vu du manque de gravité. On ne s’attarde pas à connaitre le passé des personnages, on les prend comme ils sont et on regarde leurs interactions avec les autres membres d’équipages et leurs réactions faces aux avaries et problèmes présents. On ne s’ennuie pas, ça se lit vite, on passe un très bon moment et c’est bien ça le plus important.

Je ne suis d’ailleurs pas le seul à en penser du bien : Anudar, Efelle, El Jc, Gromovar, Guillaume, Naufragés Volontaires, Lhisbei, Shaya et Val donnent également leur avis.