Stalker - Arcadi et Boris Strougatski

11 July 2014

La série STALKER fait parti de ce qu’un FPS solo peut donner de meilleurs. J’ai littéralement adoré cette série à la fois très exigeante dans les affrontements tout en nous offrant une grande liberté d’exploration de cette zone de de Tchernobyl peuplée de monstres et d’anomalies. Elle propose de rares jeu où le monde continue de tourner sans nous, nous ne somme pas au centre de ce dernier, nous ne sommes qu’un écrou au milieu d’une épave de hind. Le fait d’apprendre récemment que le studio avait fermé et que par conséquent Stalker 2 ne verrait jamais le jour m’a mis un petit coup au moral, j’ai donc décidé de me pencher vers le livre.

jv

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par la fin : J’ai adoré.

Le postulat de départ m’a séduit : Des extraterrestres sont venus se faire un casse dalle sur notre planète et ont laissé des déchets comme des gros dégueulasses avant de repartir pour continuer leur ballade. Cet évènement s’appelle la visite et représente le point de départ de tout un tas de phénomènes inexpliqués dans cette zone.

Même si l’ambiance est sensiblement différente par rapport au jeu vidéo où l’on tue du monstre et des bandits par paquets de dix, j’ai retrouvé le même charme. La zone engendre un sentiment de peur aussi grand que la curiosité qu’elle attise. C’est dangereux, on le sait, mais on est pris d’une irrésistible envie d’aller voir, d’y retourner, de sentir le danger au plus prêt de notre corps. Quand à cela, on rajoute les missions menées par des laborantins captivés par les effets de la zone, les militaires arrogants, les artéfacts au pouvoir fabuleux, les anomalies meurtrières il ne manque strictement rien pour me transporter dans cette contré hostile.

C’est fini, la rigolade, passons aux choses sérieuses. À présent, l’essentiel pour nous, c’est un calme absolu. On n’est pas pressé, il n’y a pas de vent , la visibilité est bonne, on voit tout.

Le livre n’est pas exempt de défaut pour autant : une écriture pas forcement très poétique, des dialogues un peu série-B et une romance un peu sortie de l’espace… mais rien de suffisant pour me sortir de mon plaisir de lecture.

Du coup, je ne recommanderai pas ce livre à tout le monde (et d’ailleurs, de ce que j’en lis au niveau des revues, il n’a pas séduit tout le monde) mais pour autant, c’est un livre que j’ai grandement apprécié, un peu comme si toutes les conditions étaient réunies. Je ne le classerai pas dans les chef d’œuvre mais dans les coups de cœurs. La zone m’a séduite, j’ai le temps de quelques centaines (deux pour être précis) eu envie de devenir un stalker et d’arpenter la zone à la recherche de quiétude avec ma kalach et une petite fiolinette.

lv

Rentre dans le cadre de SFFF de l’Est.

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