Ces choses qui glougloutent

22 August 2011

En plein pendant mon débranchement de neurones annuel, Blopromptu - Blop pour les intimes, nous invite à répondre à la question de Sylvie Denis.

Pour quelle raison bizarre et irrationnelle des êtres humains adultes, responsables et occidentaux, pourvus pour la plupart de conjoints et de progéniture, de métiers, de positions sociales même, enfin bref, des gens comme vous et moi, lisent-ils des histoires d’empires galactiques, de batailles spatiales, d’aventuriers stellaires et autres fariboles situées dans des futurs aussi lointains qu’improbables ?

La question est suffisamment pertinente pour être posé et suffisamment divertissante pour être répondu. il fait une chaleur à mourir derrière mon ordinateur ou devant mon écran suivant que vous préférez le verre à moitié plein qu’a moitié vide pendant que je tape mon billet. Alors pour faire vite :

Je mets du temps à m’endormir, j’ai besoin de rêvé éveillé et pour ça, rien de plus merveilleux que de se croire dans un vaisseau spatial, je mets entre 45min et 1h de trajet en voiture pour me rendre à ma fac tous les jours, j’ai besoin de croire qu’un jour je mettrai moins de temps pour faire ces 20 petits kilomètres, Je passe pas mal de temps sur l’ordinateur, trop sans doute et alors la seule chose qui est susceptible de me détendre est de lire, je me suis remis à lire avec La Horde du Contrevent, j’ai souvent la tête dans les étoiles, je ne peux pas faire du sport pendant mes 10 minutes de pose, mais lire un chapitre oui.

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Je faisais souvent un hors sujet dans mes rédactions de français, il n’est donc pas trop étonnant de retrouver ce vilain défaut ici. On va quand même essayer de développer un petit peu à partir de ces 3 / 4 raisons à la cons que j’ai balancé en l’air.

Quand je me suis remis à lire il y a 2 ans (6/2009 - pour ceux qui lirait le billet un peu plus tard) j’ai commencé par La Horde du Contrevent d’Alain Damasio et j’ai compris que la lecture, l’imaginaire était quelque chose qui manquait à mon équilibre. C’est sûr, on n’est pas franchement les deux pieds dans le space opéra même si le livre est accepté dans le SSW4; mais on est en plein dans ce que je recherche et qui me transporte. De la quête initiatique, un monde crédible avec sa culture, son langage, ses secrets, ses complots*… bref pleins d’éléments qu’on retrouve fréquemment dans le space opéra… Après, j’ai une formation scientifique en mathématiques en particulier, mais j’ai quand même pu avoir une introduction à la physique microscopique, la relativité restreinte, un peu d’astronomie et encore deux trois trucs qui font qu’il semble débile de lire du space opéra. Mais, j’aime ça et au contraire, ça me fait rêver et j’avoue que de l’espace, j’aimerai en savoir plus, j’aimerai que l’Homme aille sur Mars, retourne de nouveau sur la Lune et pour le moment, la chose qu’y m’en rapproche le plus est la littérature. De plus, contrairement à ce que l’on croit, il est important, d’écrire correctement, de se remettre en question, en gros de philosophé un minimum quand on fait de la science et cela n’est pas forcement bien prit en compte dans notre cursus. C’est à nous de trouver un moyen, pour progresser dans ce sens là (car, cela n’aurait pas de valeur, si on te le donnait) et c’est également pour ce côté technique littéraire, utilisé dans la vie que je lis et partiellement que j’écris sur ce blog.

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Bref, le space op, c’est pour moi comme la fantasy, la hard-sf, le cyberpunk un moyen d’évasion agréable et efficace. Sur ce, je remercie tous les auteurs qui me vendent du rêve et Blop pour son idée.

Vous trouverez des réponses émanant d’autres personnes dans ces différents lieux : [Anudar](http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/08/question-is-what-is-question.html], Blopromptu, [Gallay](http://alias.codiferes.net/wordpress/index.php/pourquoi-lire-de-la-science-fiction/], Gromovar, Hugin & Munin, Lhisbei, Val.

PS : Les images sont des illustrations de John Berkey un illustrateur américain spécialiste de l’espace qui a réalisé des planches pour Star Wars. La photo a été prise lors de l’exploration de Mars par le robot Rover Spirit de la Nasa.